Que cache la vente de pylônes chez Altice Europe?

Ces deux dernières années, Bouygues Télecom a cédé environ 2000 de ces pylônes, jugés non stratégiques. Mercredi dernier, c’est au tour d’Altice Europe, le géant de télécoms et de média fondé par Patrick Drahi d’annoncer la vente partielle de ses pylônes en France et au Portugal pour la modique somme de 2,5 milliards d’euros. Selon les spécialistes, une telle cession ne devient nécessaire que lorsque l’entreprise est endettée ou que le besoin de dégager des marges d’investissements se fait sentir.

On peut aisément comprendre la démarche de Drahi, revenu de sa retraite, suite à la dégringolade de son groupe en bourse en 2017. SFR, la filiale d’Altice a en effet connu d’énormes problèmes commerciaux et managériaux, entrainant ainsi la fuite d’un grand nombre d’abonnés en France. La baisse de sa cotation en bourse était causée par les doutes sur sa capacité à rembourser sa dette, alors très lourde. La cession semble être la stratégie adoptée par l’entreprise pour confirmer qu’elle peut et renflouer en même temps son entreprise. Selon Reuters, vendre les pylônes de téléphonie mobile ne serait qu’une (grosse) source d’argent rapide pas seulement pour les deux industriels français mais pour tous les opérateurs dans le monde. Pour Altice Europe, cette cession va de pair avec la création de deux nouvelles filiales, dont une en France et une autre au Portugal.