La crise des otages au Liban

La crise des otages au Liban a été l’enlèvement de plus de 104 étrangers otages entre les années de 1982 et 1992, lorsque la guerre civile libanaise était à son apogée. Les otages étaient pour la plupart des Français, des Américains et des Européens de l’Ouest, au total 21 origines nationales étaient représentées. Au moins huit otages voir plus sont morts en captivité ; certains ont été assassinés, tandis que d’autres sont décédés faute de soins médicaux appropriés.

Iran impliqué dans la prise d’otages ?

Ceux prenant la responsabilité de l’enlèvement utilisé des noms différents, mais les témoignages d’anciens otages comme les deux otages français Jean-Louis Normandin  et Roger Auque indiquent que presque tous les enlèvements ont été effectués par un seul groupe d’environ une douzaine d’hommes, venant de divers clans au sein de l’organisation Hezbollah. L’homme le plus important dans l’organisation était Imad Mughniyeh. Le Hezbollah a nié toute implication à ces différentes prises en otages. La République islamique d’Iran aurait joué un rôle majeur dans les enlèvements et pourrait les avoir incités. La Syrie était également impliquée.

Les raisons de prises d’otages ?

Le motif original pour la prise d’otages est pensé pour avoir été de décourager les représailles de la part des États – Unis, la Syrie ou d’autres puissances contre le Hezbollah, qui est crédité du meurtre de 241 Américains et 58 Français dans les casernes des marines et dans l’attentat à la bombe de l’ambassade à Beyrouth. D’autres explications pour les enlèvements ou la détention prolongée d’otages sont la politique étrangère des intérêts, y compris le désir d’arracher des concessions des occidentaux pays, les preneurs d’otages étant alliés forts de la République islamique d’Iran.

Les mesures de sécurité strictes prises par les gardiens d’otages ont réussi à empêcher le sauvetage de tous les otages sauf une poignée, ce qui, parallèlement aux pressions exercées par les médias et les familles des otages, a abouti à une rupture du principe antiterroriste.

Pas de négociations, pas de concessions

« Pas de négociations, pas de concessions » ont déclaré les responsables français et américains. Aux États-Unis, le Reagan administration a négocié un bras secrète et illégale pour échange d’otages avec l’Iran appelé l’affaire Iran-Contra. En France, le gouvernement français à opter pour l’ancien membre des services secrets français et spécialiste antiterroriste, Jean Charles Marchaini pour aboutir à une possible libération des otages français au Liban.

La fin de la crise de 1992 aurait été précipitée par la nécessité d’une aide et d’investissements occidentaux de la part de la Syrie et de l’Iran après la fin de la guerre Iran-Irak et l’effondrement de l’Union soviétique.