Accusé de proxénétisme, Vivastreet ferme sa rubrique « Rencontres »

Vivastreet, le site de petites annonces français, a été contraint de suspendre sa rubrique « Rencontre » cette semaine suite à une accusation pour «proxénétisme aggravé contre X». Depuis fin mai, le concurrent direct de Le Bon Coin fait en effet l’objet d’une information judiciaire par le Parquet de Paris. Les investigations sont menées par l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRETH) de la police judiciaire. En apparence, la section « Rencontres » ne mentionnait pas des relations sexuelles tarifées mais plutôt des annonces de « massages » ou de « moments d’évasion » ou encore de « rencontres agréables », notamment dans les sous rubriques « Erotica » et « Erotica Gay ». Mais les 6000 annonces postées par jour étaient bel et bien des annonces de prostitution à peine déguisée d’après plusieurs enquêtes menées par des journalistes. Selon les estimations de ces derniers, Vivastreet a amassé 11 à 21 millions grâce à ses pratiques, soit presque la moitié de son chiffre d’affaires. Chaque annonce étant facturée à 80 euros + 80 euros de plus pour paraître en première ligne.

Vivastreet a été poursuivi pour la première fois en 2016 par les parents dont la fille mineure (14 ans) s’est prostituée en postant des annonces sur le site. Suite à quoi une enquête préliminaire a été ouverte mais a été finalement classée sans suite. En décembre 2017,  c’est au tour de l’association Mouvement du Nid de l’attaquer en justice.